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Ouvre les yeux, Suisse naïve!

Commentaire sur la politique chinoise

Un peu de valeurs, beaucoup de pragmatisme: la nouvelle stratégie de la Chine en Suisse est déconseillée.

Lire Cliquez ici l'article original de Raphaela Birrer est paru le 19.03.2021 mars XNUMX dans BaZ Online.

La Chine développe actuellement la version dystopique de l'État dans sa province du Xinjiang. Surveillance, rééducation, omnipotence centralisée. Dans les plus grands camps d'internement du présent plus d'un million d'Ouïghours sont emprisonnés. Le pays devient de plus en plus agressif dans la politique mondiale. Stage d'expansion en mer de Chine méridionale, menaces contre Taiwan, échange de coups avec les USA.

Dans sa prétention à une grande puissance, la Chine se fouta autour des règles internationales. Il achète une influence mondiale grâce à des investissements. Axes de circulation en Afrique, infrastructures stratégiques en Europe, nouvelle gigantesque route de la soie en Asie: la Chine pense à long terme.

La Suisse souhaite désormais répondre à ces évolutions inquiétantes. Alors que les pourparlers entre la Chine et les États-Unis s'intensifient et que l'UE prépare des sanctions, le Conseil fédéral soumet pour la première fois une stratégie chinoise. Et le contraste avec ce hochet de sabre international ne pouvait pas être plus grand.

Le document identifie précisément les zones de tension dans lesquelles la politique chinoise de la Suisse neutre doit inévitablement évoluer. Et le ministre des Affaires étrangères Ignazio Cassis a choisi des mots étonnamment clairs: il a parlé de «tendances de plus en plus autoritaires», «d'ambitions géopolitiques» et de «minorités opprimées».

Au lieu d'un plan concis, la stratégie est épuisée en phrases assez vides.

Mais l'analyse précise n'est suivie que de vagues intentions d'action. Comment la Suisse entend-elle garantir le dialogue sur les droits de l'homme que la Chine a suspendu unilatéralement il y a deux ans? Comment évalue-t-elle concrètement la répression à motivation ethnique contre les Ouïghours? Comment entend-elle apporter «en toute confiance» ses valeurs aux échanges bilatéraux, comme l'a annoncé le Conseil fédéral?

De plus, la stratégie s'épuise en jolies phrases. La Suisse veut contrer la prétention de la Chine à la puissance mondiale par un «dialogue constructif-critique» et une coopération interministérielle.

Cette attitude ambivalente est très différente de l'approche rapide des Chinois, qui ont également fait preuve de retenue en Suisse. Au vu de l'espionnage ciblé, des cyberattaques et de la pression exercée sur la diaspora tibétaine et ouïghoure, le positionnement hésitant de la Suisse semble carrément naïf.

Notre politique sur la Chine est façonnée par le pragmatisme et la défense des valeurs de la Suisse, écrit la conseillère fédérale Cassis dans le journal. C'est précisément l'inverse: moins de pragmatisme et plus de valeurs seraient appropriés. La Suisse ne pourra pas non plus arrêter la Chine de cette manière. Mais grâce à sa crédibilité, il pourrait contribuer à accroître la prise de conscience mondiale du danger posé par Pékin.

Photo du message original: Anthony Anex (Keystone) - légende: Le ministre des Affaires étrangères Ignazio Cassis choisit des mots étonnamment clairs - qui ne sont suivis que de vagues intentions d'action.

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